Mont de Marsan : 200 personnes pour le peuple de Gaza

mardi 6 janvier 2009
par  mrap40
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Mont de Marsan

devant la Préfecture des Landes

lundi 5 janvier :

200 personnes se sont rassemblées

contre les crimes de guerre à Gaza

à l’appel de :

Mouvement de la Paix, MRAP 40, Palestine 40, LDH, CIMADE, ATTAC Marsan, France - Algérie, FSU, CGT, LCR, PCF, MRC, Parti de gauche

Malgré le contexte défavorable, puisque durant la période des congés de fin d’année beaucoup de responsables d’organisations étaient absents et leurs réseaux n’avaient pu être mobilisés, la mobilisation a néanmoins été importante et a dépassé les prévisions des organisateurs.

Daniel Salhorgne, Président du Mouvement de la Paix, et Responsable du bureau départemental du MRAP, a pris la parole (sa déclaration est reproduite ci-dessous). Il était entouré des responsables des organisations appelantes.

Une délégation composée de Daniel Salhorgne (Mouvement de la Paix),
Jean Charles Perducat (Palestine40), Gérard Kerforn (MRAP40) a rencontré le directeur de cabinet du préfet des Landes chargé de faire remonter le message des manifestants auprès du gouvernement.

Les organisations se réuniront mercredi afin d’organiser un nouveau rassemblement en fin de semaine.

L’intervention de Daniel Salhorgne

Après plus de 10 jours de bombardements intenses contre la population de Gaza au prétexte de faire cesser les tirs de roquettes du Hamas sur Israël, l’armée israélienne opère maintenant une offensive terrestre de grande envergure. Sous un déluge de feu, le bilan actuel des victimes fait état de plus de 500 morts, essentiellement des palestiniens et parmi eux beaucoup de civils, mais aussi des stagiaires de l’ONU (ce qui est presque passé inaperçu), et de plus de 2500 blessés.

Certes les tirs de roquettes du Hamas ne sont pas acceptables, et l’autorité palestinienne elle-même les dénoncent, mais il convient d’insister sur le terrorisme d’Etat permanent qui consiste à enfermer les habitants de Gaza dans une prison à ciel ouvert du fait de l’embargo, à détruire quotidiennement des maisons, des champs d’oliviers en Cisjordanie au profit des colons israéliens, à construire un mur de l’apartheid sur les terres palestiniennes, à ne pas tenir les promesses d’un règlement du conflit.

Aujourd’hui on ne peut comparer des tirs de roquettes imprécis et des opérations militaires qui se soldent par un massacre relevant lui-même du crime de guerre.La disproportion est flagrante, et la comparaison insupportable.

On est indigné lorsque Tzipi Livni, future candidate au poste de premier ministre de l’Etat d’Israël et reçue avec le tapis rouge à l’Elysée, affirme : « qu’il n’y a pas de crise humanitaire à Gaza », alors que :

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a dénoncé ce vendredi 2 janvier, une situation alimentaire "épouvantable" et a estimé que 9 millions de dollars (6,4 millions d’euros) étaient nécessaires "pour répondre aux besoins supplémentaires de nourriture en raison du redoublement d’intensité des combats".
L’organisation humanitaire Oxfam France a, de son côté, affirmé que "la crise humanitaire s’aggrave chaque jour" à Gaza. "Les hôpitaux sont débordés par les blessés, les eaux usées non traitées s’écoulent dans les rues et les réserves d’eau diminuent, tandis que les stocks de chlore pour traiter l’eau sont en voie d’épuisement", explique-t-elle."La nourriture et le carburant se font également de plus en plus rares", a ajouté l’association.
On mesure alors tout le cynisme des dirigeants israéliens qui ne se privent pas de manipuler l’opinion publique israélienne et mondiale en soutenant qu’ils s’efforcent de protéger les civils palestiniens.
Cette offensive militaire sanglante et barbare n’est de fait que le prolongement d’une stratégie permanente qui vise à empêcher la création d’un futur Etat palestinien en détruisant ses infrastructures (dont un grand d’ouvrages payés par l’Union Européenne), en maintenant la population palestinienne dans un état de dépendance permanente par rapport à l’aide internationale et au bon vouloir des autorités israéliennes.
Le blocus économique, l’entrave à la circulation des biens et des personnes, les malades empêchés de se rendre dans les hôpitaux, les enfants ne pouvant se rendre normalement à l’école, les familles disloquées, la main mise sur les ressources en eau par l’état Israélien et ses colonies, relèvent de cette stratégie.
De fait, le crime de guerre commis contre la population de Gaza participe d’une surenchère électorale entre les principaux partis politiques israéliens. Un peuple martyrisé est devenu l’otage de la droite et de l’extrême - droite israélienne dont on connaît le projet pour les palestiniens : la soumission ou l’expulsion.
L’argument des puissances occidentales, et de la France en particulier, qui invoquent des responsabilités partagées est inacceptable :
c’est le peuple Palestinien qui est privé de son droit à l’existence
c’est le peuple palestinien qui est colonisé
c’est le peuple palestinien qui vit au quotidien la destruction de ses maisons, de ses oliviers et le vol de ses terres par la puissance colonisatrice.
C’est l’état d’Israël qui viole systématiquement toutes les résolutions de l’ONU depuis 1948, ainsi que les termes de l’accord d’association Union Européenne - Israël qui exige le respect des Droits de l’homme et des principes démocratiques.C’est Israël qui se situe hors du droit international !

Citons Stéphane Hessel, ancien résistant et déporté, co-auteur de la Déclaration Universelle des Droits de l’homme, dont on célébrait il y a peu les 60 ans :

« . Il est incroyable d’entendre l’ambassadeur d’Israël en France dire, comme il l’a fait hier sur France Inter, que 500 000 Israéliens vivent sous la terreur depuis six ans. Que nous ayons laissé sans sanction internationale le gouvernement israélien ces cinq dernières années et encore tout récemment, constitue également un crime contre les droits de l’homme. En tant que porte-parole de la Déclaration universelle, je suis personnellement scandalisé par cette impunité. Si la communauté internationale doit intervenir en Israël c’est parce qu’elle est liée par les résolutions du Conseil de sécurité, et par ce qu’on a promis à Annapolis. Or elle ne fait absolument pas face à ses obligations internationales. »

Rappelons que Stéphane Hessel est aussi un ancien ambassadeur de France. L’actuelle diplomatie Française ferait bien de s’inspirer de son message universel.

Nous demandons :
L’arrêt des bombardements
Le retrait des troupes israéliennes de Gaza
La levée du blocus qui frappe exclusivement les civils
Des sanctions internationales contre les crimes de guerre
La suspension de l’accord d’association Union Européenne - Israël
Une protection internationale de la population palestinienne par l’ONU
La réunion d’une Conférence internationale sous l’égide de l’ONU afin d’aboutir à un règlement du conflit et à la coexistence de deux États sur la base des résolutions de l’ONU

Mouvement de la Paix, MRAP 40, Palestine 40, LDH, CIMADE, ATTAC Marsan, France - Algérie, FSU, CGT, LCR, PCF, MRC, Parti de gauche,


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