A propos de la "camarade" Houria Bouteldja et de son mouvement.

mercredi 8 novembre 2017
par  mrap40
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Le journal Sud-Ouest dans son édition du 6 novembre, relatait les réactions suite aux propos de la députée Danielle Obono concernant sa "camarade" Houria Boutledja, leader d’un mouvement identitaire qui prône la "guerre des races ".

http://www.sudouest.fr/2017/11/06/la-deputee-insoumise-daniele-obono-fait-de-nouveau-polemique-3924288-710.php

Nous reproduisons ce dessous plusieurs articles qui ne laissent planer aucun doute sur la nature raciste de cette mouvance et de sa leader.

Le quotidien régional rappelle dans son article la dénonciation, par le MRAP, de l’antisémitisme du "parti des indigènes de la République".
« Non au philosémitisme d’État » : un slogan indigne !

Notre fédération avait aussi analysé l’homophobie, le racisme (anti-blancs et antisémite), et le sexisme du PIR, ainsi qu’une aversion pour les couples mixtes que les "indigènes" partagent avec l’extrême-droite.
http://www.mrap-landes.org/spip.php?article513

Plus récemment, en 2016, la leader du PIR condensait sa pensée raciste dans un opuscule "les blancs, les juifs et nous"/.

En voici quelques échantillons, c’est édifiant !.

De la boue sur le rétroviseur, elle n’ira pas à Auschwitz  !

Lors de l’émission Ce soir ou jamais du 18/03/2106 animée par Frédéric Taddei, Thomas Guenolé politologue, a affirmé qu’une partie de l’antiracisme est devenue raciste.

Pour illustrer sa démonstration il a cité les écrits d’Houria Bouteldja, leader du « Parti des indigènes de la République. »

Thomas Guenolé était encore en deçà de la gravité raciste de passages entiers des écrits d’ Houria Boutelja. Les 140 pages du livret « les blancs, les juifs et nous » se résument à un pamphlet antiblanc et antisémite qui n’a rien à envier aux écrits de "riposte laïque" stigmatisant les musulmans. Seules les populations ciblées diffèrent.

Houria Bouteldja : une actrice qui joue le rôle que les médias dominants lui ont assigné.

Houria Bouteldja est l’illustration d’une petite bourgeoisie qui s’auto-désigne représentative des quartiers populaires. A ce titre elle pousse la jeunesse discriminée et stigmatisée des quartiers populaires à la lutte de race contre les blancs ou la guerre contre la République. Mais celle qui entend incendier les esprits ne court pas d’autre risque que de glisser d’un des fauteuils que lui offrent généreusement les chaînes de télévision et des présentateurs en quête de politique spectacle. Mais ceux qu’elle incite aux débordements racistes et haineux contre la République, s’ils la suivaient dans sa haine raciale, s’exposeraient alors aux rigueurs de la loi. Ceux qui appellent à la guerre (des "races" dans le cas présent) n’en sont pas forcément les victimes.

On comparera les multiples invitations qu’offre la télévision à "l’indigène" préférée des médias au peu d’espace réservé aux associations, animateurs, et éducateurs de quartiers qui construisent la citoyenneté là où les habitants sont trop souvent abandonnés. Houria Bouteldja est un instrument de l’ordre médiatique dominant, ses outrances raciales font partie du système aussi sûrement que celles d’un Zemmour.

Bouteldja : Une haine raciale qui vise les blancs et les juifs.

Nous avions déjà traité de son racisme antiblanc, de son homophobie, de sa stigmatisation des couples mixtes , (nous y reviendrons ultérieurement, nous nous contenterons ici de commenter le chapitre "Vous, les juifs" de son pamphlet "les blancs, les juifs et nous">.

Elle prend des précautions, Houria Bouteldja : elle utilise l’argument "faux-cul" de tous les racistes qui aiment bien "leur" arabe, "leur" juif, ou "leur" musulman.
Les juifs sont "ses cousins", elle les aimerait presque ses cousins !, "je n’arrive pas à penser au Maghreb sans vous regretter" ..etc..etc. Elle appelle cela l’amour révolutionnaire, Mais l’amour proposé est un leurre qui ne dissimule pas les propos méprisants. Les juifs sont ses cousins certes , mais une « race » de cousins "dégénérés", un peu comme le "rebut" de la famille , car elle le clame : ce sont des serviteurs, des "dhimmis", des "tirailleurs" de la "race des blancs" qu’elle abhorre..

Florilège raciste :

Houria Bouteldja et le vieux thème antisémite : de la "traîtrise" du juif !.

Houria Bouteldja s’inscrit dans cette longue tradition qui, de l’affaire Dreyfus à aujourd’hui théorise sur la traîtrise des juifs.
"je vous reconnaîtrais entre mille. Votre zèle est trahison. Il y en a même parmi vous qui combattent le racisme antiblanc. Et avec quelle énergie. Misère. Plus vous en faites, plus vous vous distinguez, plus vous êtes suspects.....vous n’êtes pas le véritable peuple élu." page40

Les juifs : des « dimmhis » (des soumis) à la « race » blanche.

"Puis-je me permettre de penser qu’en votre sein, c’est la part amoureuse du monde blanc qui vous à poussés à signer avec le diable".
"Mais aujourd’hui comme ils sont bons et forts vos protecteurs d’aujourd’hui. Vous avez renoncé à déchoir les blancs de leur trône et leur avez prêté allégeance...heureusement vous êtes récompensés. Dorénavant vous êtes parties prenantes de la "civilisation "judéo-chrétienne... dhimmhis c’est pas mal, mais tirailleurs de l’impérialisme sous sa forme sioniste, c’est encore mieux.... c’est comme si des sorciers vous avaient envoûtés. le sionisme n’est-il pas l’autre nom de votre capitulation
".page 52


Le retour du "détail" de l’histoire :

Seuls les naïfs où les complaisants y verront un hasard sémantique, mais quand Bouteldja utilise le mot "détail" pour désigner le génocide des juifs, elle mesure le poids de ce mot. C’est une femme de tribunes et de médias, elle connaît la petite phrase de Le Pen et la condamnation qui en découla, Elle lance donc en conscience un brûlot antisémite.
Cette image subliminale du "détail" introduite dans son livre est un geste politique symbolique de nature antisémite, parfaitement assumé.

"Avec Boujemaa j’ai compris une chose. Pour le sud, la shoah est "si j’ose dire", moins qu’un "détail". Elle n’est même pas dans le rétroviseur. Cette histoire n’est pas mienne et je tiendrai à distance tant que l’histoire et la vie des damnés de la terre resteront elles aussi "un détail". C’est pourquoi je vous le dit en vous regardant droit dans les yeux, je n’irai pas à Auschwitz page54".

Pour Bouteldja "juifs" = "nazis"
Bouteldja, la main sur le coeur, pose la question aux naifs "Nous antisémites ?" mais elle apporte vite la réponse "Vous nous blâmez de vous maudire en tant que juifs mais n’est ce pas à ce titre que vous nous avez colonisés ? vous nous reprochez de céder à l’essentialisation des juifs, mais vos oppresseurs allemands, vous les insultiez en prose ou en rimes".
Le message est clair, les juifs sont assimilés au nazis. Elle les maudit en tant que juifs... il n’est plus question de la critique d’une politique colonisatrice menée par les gouvernements israéliens successifs, mais d’une diabolisation des juifs qu’elle maudit et qu’elle invite à insulter.
Cela s’appelle le racisme, antisémite dans le cas présent. C’est un copier-coller des thèses antisémites de Dieudonné, celui dont elle écrit par ailleurs "Je l’aime parce qu’il a fait une chose importante en termes de dignité, de fierté indigène, de fierté noire : il a refusé d’être un nègre domestique".

Houria Bouteldja et l’antisémitisme "édenté" »

"A ce propos -vous allez me détester - vous avez une dette envers les "antisémites édentés" que nous sommes. . Lorsque certains d’entre-nous mal dégrossis s’invitent de le débat républicain avec leur pataugas, ils vous sont utiles... lorsque par exemple il s’en prennent à la mémoire du génocide, ils touchent à quelques chose de bien plus sensible que la mémoire des juifs… Ils s’en prennent au temple sacré : la bonne conscience blanche". page67

Ce concept d’antisémitisme "édenté" est extrêmement révélateur de la pensée de Boutledja. L’image est explicite, l’antisémitisme édenté de "certains d’entre-nous (les indigènes)", ne peut pas mordre !
Elle nous disait déjà "Mohamed Merah c’est moi, et moi je suis lui. Nous sommes de la même origine mais surtout de la même condition. Nous sommes des sujets post-coloniaux. Nous sommes des indigènes de la république. (sur le site du PIR)"

Nous pensons alors très fort à la petite Myriam exécutée d’une balle dans la tête à Toulouse, à Gabriel, Aryeh et leur père Jonathan, ainsi qu"aux malheureux clients du supermarché casher de la porte de Vincennes, tous victimes de l’antisémitisme "édenté" des "certains d’entre nous".

Mérah c’est moi... moi je suis lui….. certes quelques uns de ces "édentés" ont la kalachnikov facile..… mais « nous » appartenons à la même « race ». Nous sommes "nous" contre "eux" ceux de la "race blanche" et de la "race juive " supplétive des blancs.

La théorie de l’antisémitisme édenté est une négation d’un antisémitisme bien réel qui assassine !.

C’est là tout ce qui distingue les identitaires communautaires "racialistes" des antiracistes universalistes comme ceux de notre fédération.

Nous n’avons pas le « rétroviseur » sélectif. Le génocide des juifs, des tziganes, des arméniens, le génocide du Rwanda, de Srebrenica, la déportation et l’esclavage de millions d’Africains, les ravages de la colonisation, celle d’hier et celle d’aujourd’hui sur les terres palestiniennes, tous ces drames font partie d’une mémoire partagée .

Nous l’avons bien compris : Houria Bouteldja n’ira pas à Auschwitz ... Le Pen non plus sans aucun doute !
Après tout cela vaut peut-être mieux, il y a trop de tâches sur leurs rétroviseurs respectifs
.


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